Le syndicat Ufap-Unsa appelle les surveillants de prison à une journée de grève ce lundi pour alerter sur la dégradation de leurs conditions de travail. Cette mobilisation est décrite comme un appel à « bloquer l'ensemble des structures pénitentiaires ».
Les revendications sont claires : le syndicat exige un « plan immédiat pour réduire les 5 000 postes vacants » et des mesures urgentes face à un problème de surpopulation carcérale qui menace la sécurité de tout le personnel. Selon leur communiqué, « la situation devient de plus en plus critique avec près de 99 000 détenus », soulignant l'inaction des autorités compétentes.
86 645 détenus
Le dernier chiffre officiel indique que les prisons françaises comptaient 86 645 détenus au 1er février 2026, un record qui exacerbe la crise de surpopulation carcérale, selon le ministère de la Justice.
Soulevant la voix sur les violences intermittentes, le syndicat déclare qu'il ne peut plus se contenter d'être le « fer dans l'engrenage d'un système défaillant ». Au vu des agressions récurrentes contre le personnel, qui selon une récente étude de Le Parisien se sont intensifiées ces derniers mois, l'Ufap-Unsa réclame une prise de conscience collective.
La CGT-penitencier a également annoncé son soutien à cette initiative, bien qu'elle déplore l'absence d'une mobilisation « intersyndicale ». « Il est essentiel d'élever la voix et d’unir les efforts afin de faire valoir nos droits et nos besoins », a commenté l'un de ses représentants. Toutefois, le syndicat FO-Justice a choisi de ne pas rejoindre le mouvement, estimant que cette grève ne contribuerait pas à résoudre le manque de personnel.







