Un jeune homme de 26 ans a tragiquement perdu la vie lors d'un contrôle routier effectué par la police municipale à Marseille, le 24 avril 2026. Ce mardi, la famille, par le biais de ses avocats, a formellement déposé une plainte et exige l'ouverture d'une enquête judiciaire. Ils appellent également à la désignation d'un magistrat "véritablement impartial".
Tout commence lors d'un contrôle près des centres commerciaux de la Valentine. Selon les rapports, Mehdi aurait menacé les agents avec un couteau de cuisine avant d'être abattu de plusieurs balles. Les avocats, Me Kayna Kedjar et Me Nicolas Chambardon, ont expliqué que "la plainte avec constitution de partie civile a été déposée", comme l'indique un communiqué de ICI Provence.
Les préoccupations soulevées par la famille sont nombreuses. Ils remettent en question la présentation de leur défunt comme un délinquant par le parquet, une situation qu'ils jugent inacceptable. "Le parquet de Marseille a présenté la victime comme l’agresseur", notent les avocats, soulevant des interrogations sur l'impartialité de l'enquête en cours, supervisée par le procureur lui-même. Ce dernier a été prompt à reprendre les déclarations des forces de l'ordre.
Il est vrai que, selon des sources proches de l'enquête, le jeune homme était sous le coup d'un mandat d'arrêt. Il avait été condamné à quatre ans de prison pour trafic de drogue et disposait d’une interdiction de paraître à Marseille.
Caméras-piétons et caméras de surveillance : un flou inquiétant
Dans leur quête de vérité, les avocats insistent sur l'importance d'accéder au rapport d’autopsie et d'exploiter les images des caméras municipales ainsi que celles des caméras-piétons des agents. D'après le parquet, la zone où les tirs ont eu lieu n'est pas couverte par des caméras de surveillance, et la fonctionnalité automatique des caméras piéton n'a pas été activée.
Actuellement, une enquête ouverte en flagrance pour homicide volontaire est pilotée par la direction de la criminalité territoriale (DCT). L'objectif principal est de déterminer si le policier a effectivement agi en état de légitime défense. L'enquête, notent les autorités, est en cours et pourrait se prolonger jusqu'à huit jours, renouvelables.
Dans cette triste affaire, les questions sur les procédures de la police et le traitement des victimes, au-delà des accusations, soulèvent un débat plus large sur la responsabilité et la transparence au sein des forces de l'ordre.







