Mehdi a été abattu le 23 avril lors d’un contrôle routier après avoir brandi une arme blanche. Sa famille, accompagnée de ses avocats, exige une enquête indépendante et l'accès au rapport d'autopsie, ainsi que l’exploitation des enregistrements des caméras de surveillance.
« Nous souhaitons que l'enquête soit dirigée par un juge impartial qui garantira une investigation juste », précisent Maître Kayna Kadjar et Maître Nicolas Chambardon dans un communiqué. La demande d'une information judiciaire est ainsi émise.
Des menaces avec un couteau de cuisine
Le contrôle routier s'est déroulé sur le boulevard des Libérateurs, près d'une déchetterie. Selon la mairie de Marseille, Mehdi est sorti de son véhicule armé d'un long couteau de cuisine, ce qui a conduit les policiers à faire usage de leurs armes. La présence de sept bonbonnes de protoxyde d'azote dans son véhicule a également été signalée.
Une enquête en cours
La direction de la criminalité territoriale a été chargée d'une enquête pour homicide volontaire. Les agents impliqués ont été entendus pendant plusieurs heures. La famille de Mehdi exprime son inquiétude quant à la supervision par le parquet de Marseille, qu'ils estiment avoir été partial dans le traitement de la situation.
Les avocats de la famille soulignent qu'il est impératif de désigner un juge d'instruction pour garantir une impartialité totale dans les investigations, alors que le parquet de Marseille continue à affirmer que l'enquête est menée sous le régime de la flagrance.
Une zone non couverte par les caméras
Concernant les enregistrements vidéo, la zone où les coups de feu ont été échangés ne dispose pas de caméras de surveillance. De plus, les caméras piéton des agents n'ont pas été activées, ce qui complique l'obtention de preuves visuelles. Les avocats affirment avoir recueilli des témoignages de témoins qui n'ont pas encore été entendus.
Ils avancent que Mehdi aurait été abattu par trois balles, dont une dans le dos, une affirmation contestée par le parquet qui demande à tout témoin de se manifester. La situation soulève des interrogations sur la gestion de la sécurité publique et la responsabilité des forces de l'ordre dans ces circonstances.
Il est à noter que Mehdi était déjà connu des services judiciaires et sous le coup d'un mandat d'arrêt pour un trafic de stupéfiants. Cet élément complique le panorama de cette tragédie, éclairant ainsi les dynamiques sociopolitiques à Marseille, un sujet qui fait écho à d'autres controverses similaires en France.







