Quatre ans après la catastrophe du carnaval de Strépy-Bracquegnies, le procès de Paolo Falzone s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises de Mons. Il est accusé de sept meurtres et 81 tentatives de meurtre, suite à un incident tragique survenu en 2022 lorsque sa voiture a percuté des participants du cortège.
Lorena Cascarano, qui a perdu ses parents dans cette tragédie, se bat pour rendre justice aux victimes : Je ne comprends toujours pas, je suis dévastée
, a déclaré la jeune femme de 27 ans. Le soir du drame, alors que les festivités battaient leur plein, près de 200 personnes étaient présentes lorsque la BMW lancée à plus de 150 km/h a percuté la foule, provoquant un carnage.
Le bilan tragique fait état de six morts sur le coup, dont les parents de Lorena, et un septième décès a été enregistré plus tard. Cette affaire, marquée par une intensité émotionnelle forte, a entraîné une onde de choc dans toute la Belgique.
Le procès s'ouvrira dans un cadre atypique, un centre d'expositions dédié, alors que près de 280 témoins, enquêteurs et secouristes sont appelés à se prononcer sur les événements fatidiques. Le conducteur, qui a longtemps eu des antécédents de conduite dangereuse, risque jusqu'à 30 ans d'emprisonnement.
La question qui se pose est celle de l'intention : l'avocat de Falzone, Frank Discepoli, souligne que son client n'avait pas l'intention de tuer. Il reconnaît avoir conduit de manière irresponsable, mais pas d'avoir voulu causer des pertes humaines
, a-t-il défendu. Ce procès promet d'être long et difficile, suscitant l'intérêt de l'opinion publique et des médias.
Les membres de la cour seront attentifs à l'absence de réaction de Falzone après l'accident, qui a continué sa route pendant plus d'un kilomètre, craignant probablement les représailles. Par ailleurs, des informations révélées lors de l'enquête montrent qu'il se filmait au volant, ce qui soulève encore plus de questions sur sa responsabilité.







