Les onze individus, âgés de 23 à 48 ans, sont accusés de détention de marchandises contrefaites, d'importation illégale de tabac et de vente frauduleuse. Ce procès, qui se tiendra sur trois jours au tribunal judiciaire d'Alès, se concentre sur des activités allégées d'une organisation structurée ayant lucrativement exploité les réseaux sociaux pour écouler des produits de tabac.
Les enquêteurs ont saisi plus d'une tonne de tabac, retrouvée dans un box à Alès, ainsi que 3 000 cartons de cigarettes ne respectant pas les normes de sécurité. Selon des sources locales, cette opération criminelle utilisait Snapchat pour organiser des commandes depuis la Belgique et le nord de la France, tandis que les canaux de communication tels que WhatsApp et Telegram permettaient aux membres de se tenir au courant des mouvements des forces de l'ordre.
Les membres du réseau étaient répartis en différentes fonctions incluant des « ouvreurs » chargés de détecter la police, des porteurs pour le transport des cigarettes, ainsi que des revendeurs s'occupant de la vente au détail dans les villes de Nîmes, Alès et Avignon. Les transactions se faisaient essentiellement en espèces, et jusqu'à 47 000 euros ont été retrouvés chez certains suspects, signalant des revenus mensuels pouvant varier entre 2 000 et 250 euros.
De lourdes peines encourues
Les prévenus font face à des accusations de bande organisée, ce qui peut entraîner des peines allant jusqu'à 10 ans de prison, surtout pour les récidivistes du groupe. Cette affaire attire également l’attention de l’administration fiscale qui poursuit en parallèle des sanctions financières pour fraude. La tonne de cigarettes saisies représente un préjudice significatif pour Philip Morris, principale victime de ces activités illégales. Il est important de noter que toute personne poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été prouvée.







