La justice portugaise a décidé de ne pas remettre Cédric Prizzon à la France, où il est accusé d'avoir tué deux femmes. Cette nouvelle a été annoncée ce vendredi 8 mai. Prizzon, arrêté le 24 mars dernier au Portugal, fait face à des accusations de meurtre portant sur sa conjointe et son ex-compagne.
Le tribunal portugais a justifié son refus en affirmant que les crimes présumés avaient été commis « entièrement ou en partie sur le territoire national ». Une décision qui fait déjà l'objet de vives critiques, notamment de la part des familles des victimes, qui espéraient un procès en France.
Selon des informations rapportées par Le Monde, la Cour d'appel de Coimbra a également mentionné qu'une procédure judiciaire avait déjà été engagée au Portugal contre Prizzon. En effet, le parquet de Montpellier, qui suit l’affaire, avait diffusé un mandat d'arrêt européen au début de son arrestation.
Inquiétudes des familles des victimes
Cédric Prizzon, âgé de 42 ans, est un ancien policier et joueur de rugby qui résidait dans l'Aveyron. Il a été placé en détention après son arrestation lors d'un contrôle routier à Guarda. Les corps d’Audrey Cavalié, mère de leur fils de 12 ans, et d'Angela Legobien, mère de leur fille de 18 mois, ont été découverts enterrés dans une région isolée du district de Bragança.
Les familles des victimes ont exprimé leurs inquiétudes, comme l’indiquait l’avocate d’Angela Legobien : "Les autorités portugaises ne donnent aucune information et ne permettent pas l'accès au dossier, alors que cela devrait être un droit élémentaire pour une partie civile", a déclaré Elsa Cazor dans un communiqué.
Les implications de cette décision judiciaire sont lourdes et pourraient bien attirer l'attention internationale, soulevant des interrogations sur les relations judiciaires entre la France et le Portugal, ainsi que sur les droits des victimes et leurs familles dans des affaires aussi tragiques.







