Ce mercredi, le tribunal correctionnel de Paris a prononcé une peine de 12 ans de réclusion à l'encontre de Hacène Larbi, connu sous le sobriquet de "le H". Ce dernier a été reconnu coupable d'avoir orchestré, depuis sa cellule, le recrutement d'un adolescent pour commettre une exécution à Marseille.
La présidente du tribunal a souligné la dangerosité de Larbi, mettant en avant la gravité extrême des faits qui l'ont conduit à ce verdict. Elle a évoqué son absence de prise de conscience et de culpabilité, bien que les liens avec la mafiaDZ n'aient pas été confirmés. Le parquet avait requis cette peine, dans un contexte où la violence liée à la criminalité organisée prend des formes toujours plus inquiétantes.
Les complices condamnés
Lors de ce même procès, plusieurs complices de Larbi ont également été jugés. Blaise M., l'un d'eux, a reçu une peine de 6 ans pour d'association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée. Lola D., âgée de 23 ans et accusée d'avoir fourni une arme à l'adolescent impliqué, écope de 5 ans, dont seulement 1 an sous bracelet électronique en raison de sa détention provisoire, ce qui témoigne d'une volonté de réinsertion, selon les arguments avancés par la défense.
L'adolescent, également au cœur de cette affaire, avait été contacté par Larbi via Snapchat. Âgé de 17 ans, il sera jugé en juin par le tribunal pour enfants après avoir blessé un passant avec un couteau en fuyant la scène de son crime. Ce fait divers soulève des questions inquiétantes sur les méthodes de recrutement et d'influence des criminels sur une jeunesse précaire.
Une violence ubérisée
La procureure a décrit une dynamique de violence qui n'est plus seulement organisée, mais ubérisée, illustrant une nouvelle forme de criminalité où les jeunes précaires influençables deviennent des outils pour des actes d'une brutalité inouïe, permettant à des figures comme Larbi de faire tuer sans se salir les mains.
Ce verdict s'inscrit dans une série d'affaires où Larbi est mis en cause, y compris un meurtre récent d'un chauffeur de VTC à Marseille, qui n'avait aucun lien avec le milieu criminel. Ce type d'affaires interroge sur la montée de la violence dans les métropoles françaises et les nouvelles méthodes de recrutement au sein de réseaux criminels.







