Un homme de 79 ans résidant à Nice a été condamné par la cour d'appel de Nice, le 13 mai, à une peine de 18 ans de prison pour des actes de "viol par surprise" sur trois femmes. Ce verdict fait suite à l'appel de sa condamnation initiale à 8 ans en 2021. Le quotidien ICI Azur a rapporté que le prévenu, Jack Sion, avait dissimulé son identité en se présentant comme un architecte d’intérieur d’une trentaine d’années, sous le nom d’Anthony Laroche.
Sur plusieurs années, cet individu a trompé de nombreuses femmes à travers des sites de rencontre, les incitant à le retrouver dans son appartement à Nice. Lors des rencontres, il leur bandait les yeux et les recevait dans le noir, sans jamais révéler son véritable visage ni son âge réel, ce qui constitue un abus de confiance et un manquement au consentement éclairé.
Des dizaines de plaintes témoignent d'un modus operandi inquiétant
La première plainte déposée à son encontre remonte à 2014, et au total, 24 femmes ont témoigné des abus. Durant les perquisitions effectuées à son domicile, les enquêteurs ont mis au jour un document comprenant des informations sur environ 300 femmes, mettant en lumière l’ampleur de ses agissements.
Bien que Jack Sion maintienne qu’il n’a jamais forcé qui que ce soit, l’avocat des victimes, Mohamed Maktouf, a souligné que la nature des abus réside précisément dans le fait d’avoir sous-entendu un consentement qui n'existait pas. "On ne vous le reproche pas, monsieur, mais d'avoir trompé ces femmes en les précipitant dans une situation où leur consentement n'était pas libre", a-t-il déclaré lors du procès.
Il est important de noter que le viol par surprise demeure un sujet complexe, impliquant des mensonges et des faux-semblants qui entraînent les victimes à accorder leur consentement sous de fausses préconditions. Jack Sion a désormais un délai de 10 jours pour faire appel de cette décision.







