L'artiste de 31 ans, connu sous le nom de Moha la Squale, a été arrêté à Paris alors qu'il tentait de fuir son domicile par les toits. Les voisins avaient alerté les autorités après avoir entendu des cris provenant de l'appartement. Il avait déjà été condamné pour violences conjugales en juillet 2024.
D'après les informations relayées par Valeurs actuelles et confirmées auprès du Figaro, les événements se sont déroulés dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mai. La police a été appelée sur les lieux vers 4 heures du matin, portant secours à une femme qui appelait à l'aide. En refusant d'ouvrir la porte, Moha la Squale a provoqué une intervention policière, qui a nécessité de forcer l'entrée de l'appartement.
Il a pris la fuite par les toits, mais a rapidement été appréhendé. Juste avant l'incident, le rappeur avait posté une vidéo sur Instagram, onde de choc pour ses abonnés, où il était vu avec une femme dénudée dont le visage était caché, probablement la même personne qui a appelé à l'aide. Cette victime a été prise en charge suite à l'intervention des forces de l'ordre.
Les tensions dans l'immeuble du rappeur avaient été ressenties bien avant cet épisode. Des résidents s'étaient plaints, notant que son comportement avait créé un « climat de peur et d’insécurité » parmi les familles, particulièrement celles ayant des enfants. Tapages nocturnes, consommation de cannabis dans l’immeuble, et comportements inappropriés envers les femmes sont autant de raisons qui ont conduit à une pétition de voisins.
Un incident isolé survenu le 9 mai, au cours duquel il a jeté des objets par la fenêtre, avait déjà intrigué les pompiers, qui avaient noté des préoccupations concernant un potentiel suicide. Cela amène à questionner l'état psychologique de Moha la Squale, qui avait été condamné en 2024 à suivre un traitement pour addiction.
Son parcours judiciaire est chargé. En avril 2021, il est condamné à six mois de détention sous surveillance électronique pour rébellion, après une tentative de fuite lors d'un contrôle routier. Des accusations de violences contre plusieurs femmes ont suivi, avec un assignement à résidence qui a pris fin par une fuite en Allemagne en 2023. En juillet 2024, il a été condamné à quatre ans de prison, dont trois fermes pour violences conjugales, et a depuis purgé une partie de sa peine.







