Mercredi, les parents de Jonathan, Stéphane et Virginie, ont évoqué avec émotion leur fils, qui adorait le football, le jardinage et les pompiers, lors de l'audience de la cour d'assises de Loire-Atlantique. L'accusé, Martin Ney, est suspecté d'avoir enlevé et tué Jonathan en 2004 alors qu'il se trouvait dans une colonie de vacances à Saint-Brévin-les-Pins, avant de jeter son corps dans un étang.
Plus de vingt ans après cette tragédie, la douleur de la famille est toujours palpable. "C'est un petit garçon joyeux, plein d'amour, plein de tendresse", a relaté Stéphane lors de son témoignage, comme rapporté par Le Parisien.
"C’était un petit garçon joyeux, plein d’amour, plein de tendresse, il avait tous les jours un petit mot qui déclenchait le sourire."
Une fugue impossible à croire
Stéphane a également relaté le moment où il a reçu l'appel des responsables de la colonie, lui annonçant que Jonathan était "parti en fugue". Un scénario invraisemblable pour des parents qui reconnaissent le caractère réservé de leur fils : "Jamais il n’aurait fait ça", a martelé Stéphane à la cour, selon les journalistes présents.
Le 19 mai, le corps sans vie de Jonathan est découvert. Un choc qui a bouleversé toute la famille. Stéphane a confessé à la cour qu'il avait quitté Sandrine, sa femme, car son regard rappelait trop celui de leur fils. Il a enchaîné deux crises cardiaques dans l'intervalle.
Une douleur persistante
La fille de Stéphane, Laetitia, a aussi pris la parole, partageant sa souffrance : "Et puis le monde s’effondre. Je vois mes parents descendre en enfer", a-t-elle déclaré, comme le rapporte Le Figaro.
Alors que la famille raconte son calvaire, l’accusé Martin Ney, impassible, écoute les témoignages. L'audience doit se poursuivre dans les jours suivants, et la douleur des proches de Jonathan semble aussi vivace que jamais.







