La procureure de la République de Tours confirme l'ouverture d'une enquête sur la mort de Jeanne Pacault, 21 ans, retrouvée sans vie dans son appartement début mai. Cette enquête se concentre désormais sur le chef d'homicide par conjoint.
Le 2 juin 2026, la procureure Catherine Sorita-Minard a annoncé : « L’enquête, initialement centrée sur les causes de la mort, explore désormais la possibilité d’un homicide par conjoint. »
Comme rapporté le 31 mai, le spectre du féminicide plane autour de ce décès, d'autant plus que la victime a été retrouvée sans vie dans son appartement à Tours au début du mois.
Une lettre au masculin
Des éléments troublants découverts par les premiers intervenants ont rapidement mis l'hypothèse du suicide en doute, pourtant initialement envisagée. Justine Guillet, amie de Jeanne, a alerté les autorités après avoir trouvé du sang dans l'appartement.
Les enquêteurs de la police judiciaire de Tours continuent leur investigation. Ils doivent déterminer le lien entre une lettre écrite au masculin, découverte près du lit de Jeanne, et des preuves trouvées sur un couteau ensanglanté ainsi que les messages échangés avant son décès.
Pas de procès malgré des soupçons
Florian F., 26 ans, qui était en relation avec Jeanne, est actuellement le principal suspect. Malheureusement, il a perdu la vie dans un accident de voiture survenu quelques heures avant la découverte du corps de Jeanne, ce qui soulève des questions sur l'issue de l'enquête.
Selon des experts en criminologie, cette situation tristement courante dans les affaires de féminicides démontre la nécessité d'une vigilance accrue dans la lutte contre la violence domestique. Le Dr Pierre Fernandez, criminologue à l’Université de Lyon, déclare : « Chaque indice est crucial. La société doit réagir avec plus de sérieux face à ces tragédies. »







