La disparition de Lyhanna, une fillette de 11 ans, continue de susciter l’inquiétude à Fleurance (Gers). Cela fait maintenant sept jours qu'elle est portée disparue et l’analyse de la voiture de Jérôme Barella, considéré comme le principal suspect, n’a révélé aucun indice criminel. Les autorités se concentrent désormais sur les données du GPS du véhicule pour tenter d’éclaircir les trois heures cruciales qui ont suivi l’enlèvement présumé.
Selon BFMTV, malgré la présence d’ADN de la jeune fille dans le véhicule, les experts de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) n’ont trouvé aucune trace d’un acte criminel à l’intérieur. Un témoin a pourtant confirmé avoir vu Lyhanna à bord le jour de sa disparition, ce qui soulève des interrogations.
Les trois heures qui intéressent les enquêteurs
Les enquêtes continuent d’explorer le contenu numérique du véhicule du suspect, bien que ce dernier soit un modèle ancien. Il dispose d'un GPS qui pourrait fournir des informations essentielles sur ses déplacements au moment critique. Selon les déclarations de Barella, il aurait déposé Lyhanna près d'une piscine après l’avoir récupérée au collège vers 15 h. Or, il est à noter que la piscine était fermée ce jour-là.
De plus, plusieurs témoins l'ont vu entre 18 h 30 et 20 h à un événement scolaire dans le village voisin de Montestruc-sur-Gers. C’est seulement à 20 h 30 qu’il retourne à Fleurance pour informer les parents d’une amie de Lyhanna de sa disparition, émettant l’hypothèse d’une fugue sans mentionner le fait qu’il l’ait emmenée dans sa voiture.
Le suspect déjà visé par plusieurs plaintes
Jérôme Barella, déjà père de deux enfants, a été mis en examen pour enlèvement et placé en détention provisoire. Ce dernier a précédemment été l’objet de plusieurs plaintes pour des violences sexuelles sur mineurs, ce qui renforce la gravité de la situation.
Aujourd’hui, la communauté de cette ville de 6 000 habitants est toujours mobilisée pour retrouver Lyhanna. Environ 170 gendarmes collaborent avec des citoyens, notamment des cavaliers d’un centre équestre qui inspectent les zones boisées au sud de la commune, tandis que d'autres forces de l'ordre effectuent des opérations de porte-à-porte.







