Le tribunal de Marseille a prononcé, le 3 juin, une peine de quatre ans de prison, dont un an ferme, pour une mère de famille de 50 ans. Les faits remontent à février 2022, durant l'hospitalisation de sa fille de 10 ans, qui souffre d'une maladie neurogénétique la rendant lourdement handicapée. Selon La Provence, des traces de cocaïne ont été découvertes dans le sang de l’enfant.
La fillette avait été admise à l’hôpital de la Timone Enfants à Marseille. Cependant, son état de santé s'est gravement détérioré, la conduisant à un coma un mois après son admission. Inquiets, les médecins ont réalisé des analyses sanguines, révélant une intoxication à la drogue.
Des investigations ont ensuite établi la présence de cocaïne dans un échantillon de liquide céphalo-rachidien conservé par l’établissement. La situation soulève des questions déchirantes : la mère a-t-elle administré la drogue délibérément ou s'agit-il d'une contamination passive?
Une administration volontaire ou involontaire ?
Durant le procès, la mère a admis avoir consommé de la cocaïne dans la chambre d’hôpital, mais a nié avoir donné de la drogue à sa fille. Les experts en toxicologie n’ont pu établir si la présence de la substance chez l’enfant résultait d’une administration active ou d’une contamination passive. Ce flou n’a cependant pas empêché le juge de considérer l’acte comme volontaire. En conséquence, la garde parentale de la fillette a été retirée à la mère, requête faite par le père.
Cet événement tragique soulève des inquiétudes sur la santé des enfants vulnérables et sur les conséquences de l'usage de drogues, comme le souligne également le professeur en santé publique, Dr. Marc Dupuis. « Les jeunes enfants sont particulièrement susceptibles aux effets néfastes des drogues et des environnements toxiques », précise-t-il. Cette affaire a mis en lumière le besoin urgent d'un soutien accru pour les familles en difficulté.







