Identifiée comme victime d'une erreur tragique, une quadragénaire a trouvé la mort lors d'une rafale de balles qui a transpercé la porte de son domicile. Près d'un an après ce drame, le parquet a informé que quatre individus ont été mis en examen pour assassinat en bande organisée.
Selon des sources proches de l'enquête, ce meurtre serait lié à des tensions dans le milieu du narcotrafic. Le parquet n'a pas révélé le nom de la personne qui était réellement visée par cette attaque.
Onze interpellations dans cette affaire
Dans la nuit du 8 juillet 2025, aux alentours de 1h00 du matin, un groupe d'individus a frappé à la porte d'un appartement dans le 5ème arrondissement de Marseille, tirant plusieurs fois avant de proférer des insultes. La victime, une femme d'environ quarante ans, a été touchée par une balle au thorax et est décédée sur place.
Les policiers de la brigade criminelle de la DCOS (division criminelle et spécialisée) ont rapidement déterminé que cette femme avait été "victime d'une erreur de cible", a déclaré le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, dans un communiqué de presse.
Les investigations ont conduit à l'interpellation de onze personnes lors d'une opération le 2 juin, mobilisant de nombreux enquêteurs, le RAID, ainsi qu'une équipe cynophile.
Détails des mises en examen
Parmi les interpellés, quatre hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont été mis en examen le 5 juin pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs dans le cadre d'une préparation d'un crime en bande organisée. Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que les autres contestent les accusations portées contre eux.
Les dernières données indiquent que le narcobanditisme a causé la mort de près de 17 personnes en 2025 à Marseille, marquant une baisse par rapport à 2024 où ce chiffre s'élevait à 24, et surtout un recul significatif par rapport au record de 49 décès en 2023, dont quatre victimes collatérales.
Cette année a également été marquée par d'autres décès de victimes collatérales, y compris celui de Mehdi Kessaci, le petit frère d'un militant anti-narcotrafic, dont la mort a secoué Marseille et a attiré l'attention au-delà de la ville.







