Le candidate du Rassemblement national, Stéphane Simond, a été reconnu coupable de complicité de faux, usage de faux et tentative d’inscription indue sur une liste électorale à Plan-de-Cuques. Sa peine inclut trois mois de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité et une amende de 1 500 euros.
La décision a été annoncée ce matin, 8 juin, par les juges de la 6e chambre du tribunal correctionnel de Marseille. Simond, qui occupe un mandat de conseiller municipal d'opposition depuis 2020, avait déjà été battu à deux reprises lors des élections municipales par son rival Laurent Simon (DVD).
Les faits reprochés à Simond sont graves : il a utilisé une fausse attestation d'hébergement, rédigée par un de ses collègues, Jean-Marc Gigante, pour projeter une adresse à Plan-de-Cuques, condition nécessaire pour se porter candidat à la mairie. Des experts politiques soulignent que cette condamnation pourrait nuire à l'image du Rassemblement national local. Selon un analyste politique de La Provence, cette affaire ajoute une ombre à la réputation du parti dans la région.
Cet incident, qui remet en question la transparence des élections municipales, alerte sur la nécessité d'un contrôle accru des candidatures et des pratiques électorales. Il rappelle aussi que la vigilance est de mise dans le cadre des prochaines élections, comme l’a affirmé un porte-parole d’un autre parti de la majorité municipale. La lutte contre la fraude électorale reste un enjeu incontournable, surtout dans un contexte politique déjà tendu.







