Le 16 mai dernier, un violent coup de vent a provoqué la chute de la sculpture emblématique en forme de cornet de glace, nommée "Fruité", à la station de tramway Ferber à Nice. Réalisée par l'artiste portugaise Joana Vasconcelos, cette œuvre de cinq mètres de haut avait coûté près de 600 000 euros à la ville. Désormais, elle se retrouve au cœur d'un débat acharné parmi les habitants de la côte d'Azur.
Des avis très partagés
Alors que certains remontent le moral face à la chute de la sculpture, d'autres expriment leur tristesse. "Il n'était pas beau, c’est bien qu’il soit tombé. Il ne faut pas mettre une horreur pareille sur la Promenade des Anglais", soutient un résident. En revanche, un autre habitant confie "moi je l'aimais bien, j'espère qu'à sa place on mettra quelque chose de local comme le I love Nice". Cette œuvre, bien que controversée, avait le mérite d'attirer l'attention.
Un enjeu essentiellement politique
Installée à la fin du second mandat de Christian Estrosi, la "Fruité" de Joana Vasconcelos a rapidement suscité des réactions contrastées. Anthony Borré, conseiller municipal d'opposition, souligne l'importance de la culture et du choix artistique, en disant : "La culture, c'est une affaire de liberté. Il en faut pour tout le monde." De son côté, le nouveau maire Éric Ciotti évoque un gaspillage en matière de gestion publique, promettant de choisir des œuvres qui s'harmonisent mieux avec l'identité culturelle de Nice.
Actuellement, l'avenir de cette sculpture iconique reste incertain. Sa réinstallation n'est pas encore envisagée, laissant un vide palpable derrière elle. Ce qui était autrefois un point de repère est désormais un sujet de division parmi ses habitants.
Article rédigé avec Livio Ferrero et Emmanuelle Arnau







