Les réseaux sociaux regorgent de contenus générés par intelligence artificielle, souvent innocents, mais parfois dangereux. Des pages Facebook et des comptes TikTok ont émergé, usurpant l'identité des forces de l'ordre pour faire circuler de fausses informations et promouvoir des produits, notamment des dashcams. 20 Minutes a réalisé une enquête sur cette problématique croissante.
Récemment, une publication relatait l'histoire incroyable d'une influenceuse sportive arrêtée par des gendarmes alors qu'elle était en direct sur TikTok. Bien que l'histoire ait suscité l'intérêt, une rapide vérification a dévoilé qu'il s'agissait d'une image générée par IA, renforçant ainsi les doutes sur la véracité des faits rapportés.
Des fausses informations alimentées par des images trompeuses
Contactée par 20 Minutes, la gendarmerie a confirmé l'absence de fondement à l'histoire relayée. Après des recherches, il est apparu que cette image avait été utilisée sur divers comptes, tous dédiés à la diffusion de faux faits divers, accumulant chacun des dizaines de milliers de followers. Les autorités pointent un « fort taux d'invention pure » derrière ce type de contenu.
De plus, selon la gendarmerie, des médias sérieux reprennent parfois ces informations sans vérification, ce qui accentue leur propagation. Les commentaires laissés par les internautes montrent que la majorité n'est pas consciente de la fausse nature des contenus, augmentant ainsi leur viralité et leur portée.
Usurpation à des fins commerciales
En parallèle, certaines de ces pages tirent profit de cette usurpation. Sur TikTok, un compte suivi par plus de 11 000 personnes diffuse des vidéos d'agents de police fictifs vantant les mérites de dashcams, avec des accroches jouant sur la peur des arnaques à l'assurance. Un lien direct renvoie à une boutique en ligne spécialisée dans la vente de ces appareils, créant ainsi une sorte de commerce basé sur de fausses représentations.
Les dashcams proposées sont des produits fabriqués en Chine, et leur succès est indéniable. Une enquête a révélé que la société derrière cette vente est enregistrée en mars 2025 et se vend à des milliers d'exemplaires sur TikTok. Les conséquences pour l'image des forces de l'ordre sont notables, mais les autorités n'ont pas répondu sur cette question précise.
Dans cette ère digitale, la responsabilité de chaque utilisateur semble primordiale. La mise en garde est nécessaire face à ces manipulations qui, au-delà de l'information erronée, portent atteinte à la crédibilité des institutions.







