L'élection du 7 juin marque une nouvelle étape pour le Kosovo, tandis que la formation dirigée par le Premier ministre Albin Kurti, Vetëvendosje (VV), remporte les législatives anticipées, mais peine à obtenir la majorité. Cela préfigure de longues négociations pour la constitution d'un nouveau gouvernement dans un contexte de paralysie institutionnelle qui dure depuis seize mois.
Vetëvendosje, au pouvoir depuis 2021, a obtenu environ 43% des voix, en recul par rapport aux 51% lors du précédent scrutin anticipé. Cette chute des voix s'accompagne d'une faible participation, avec seulement 37% des 2 millions d'électeurs inscrits qui se sont rendus aux urnes. Le débat autour de la légitimité des institutions s'intensifie, comme le souligne le quotidien Le Monde.
Une participation en baisse
Lors d'un discours à ses partisans dans la capitale Pristina, Albin Kurti a affirmé que cette victoire, la quatrième consécutive de son parti, reflète un soutien durable : "Cela confirme que cette décennie, au minimum, sera celle du Vetëvendosje". Toutefois, cette mobilisation limitée témoigne d'une fatigue électorale, aggravée par la succession de scrutins en seulement seize mois, ce qui a engendré frustration et désillusion parmi les électeurs.
Les partis d'opposition, le Parti démocratique du Kosovo (PDK) et la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), ont réussi à capter 21% et presque 18% des suffrages, respectivement. Le climat politique, entre promesses non tenues et tensions internes, continue d'entraver l'avancée du pays, qui tente de sortir de la crise dans laquelle il est plongé depuis l'impasse parlementaire de février 2025, comme le note Libération.
Le parcours d'Albin Kurti pour former un cabinet après les élections de décembre a été entaché par des échecs répétés, notamment dans l'élection de la présidence, accentuant la nécessité de compromis entre les différents partis pour éviter une nouvelle dissolution parlementaire.







