Damien H., âgé de 35 ans, a récemment été condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour une série d'actes criminels. Déjà connu des autorités avec quatorze condamnations, il devra également suivre un traitement médical et indemniser les policiers impliqués.
Comme rapporté par La Provence, les événements ont débuté le 12 juin où il a menacé le maire de la commune, Robin Prétot, par message. Son ultimatum était clair : "Il faut que tu me trouves un travail sinon je vais tout casser chez toi". Le procureur a souligné que ce dérapage est le résultat d’un système en place qui a vu la chute de l’ancien maire en raison de la montée de tensions sociales.
Des menaces violentes
Deux jours après, le 14 juin, la situation s'est aggravée. La police est intervenue en urgence pour des violences conjugales ; sa compagne l’a accusé de l'avoir menacée avec un couteau. À l'arrivée des forces de l'ordre, Damien les a accueillis avec un marteau, en proférant des insultes et des menaces, notamment : "Bande de fils de p..., vous allez voir quand je vais ressortir je vais vous froisser en civil".
"C’était le chaos dans ma tête"
Lors de son procès, il a tenté de justifier ses actes en invoquant une surdose de médicaments. "C’était le chaos dans ma tête. J’ai vrillé", a-t-il déclaré. Son avocate a également soutenu que ce n'était pas le vrai Damien qui agissait, mais un homme sous l'emprise de substances. Elle a cité les effets secondaires désastreux du Xanax, soulignant que ceux-ci peuvent mener à une confusion mentale importante. Des évaluations psychiatriques ont confirmé un profil borderline accompagné de dépression sévère, doublé d'addictions à l'alcool et au cannabis.
Un casier judiciaire qui pèse
Malgré ces justifications, le lourd passé judiciaire de Damien a pesé dans la décision du tribunal. Avec 14 condamnations à son actif, dont des menaces de mort similaires envers des élus, le tribunal a opté pour une peine sévère. Il a été décrit comme "impulsif" et "intolérant à la frustration". En plus de sa peine de prison, il a l'obligation de suivre un traitement psychologique et d'indemniser chacun des trois policiers constitués parties civiles à hauteur de 400 euros.







