Le négociateur en chef de l'Iran, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré ce 22 juin que le détroit d'Ormuz, artère maritime névralgique, ne retrouvera pas son état d'avant-guerre et que Téhéran en assumera désormais la gestion. Ces propos ont été rapportés par un média d'État iranien.
Ghalibaf a insisté sur le fait que "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre". Cette déclaration intervient alors que les négociations avec les États-Unis s'intensifient, selon l'agence Irna.
Tout en se conformant aux règles internationales, l'Iran intégrera sa supervision sur le détroit d'Ormuz.
Mohammad Bagher Ghalibaf a participé le même jour à une première séance de pourparlers en Suisse avec des représentants américains. Dans un discours, il a salué les résultats positifs de ces discussions, notant des avancées concernant des thèmes sensibles comme le Liban, les dérogations pétrolières, ainsi que la reprise des fonds gelés, en ajoutant que "nous ne sommes qu'au début de ce travail".
Il a également mentionné qu'Israël manifestait une "opposition farouche" à ces pourparlers qu'il jugeait menaçants pour sa sécurité et tentait de les contrecarrer. Cette accusation s'inscrit dans le contexte d'une escalade des hostilités dans la région, notamment entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l'Iran.
Téhéran a stipulé que le Liban doit être partie intégrante de l'accord nécessaire pour mettre un terme aux hostilités, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé la position de son armée dans le sud du pays où elle mène ses opérations contre le Hezbollah.
En marge de cette tournée, Ghalibaf a également rencontré le ministre des Affaires étrangères omanais, Badr Albusaidi, dans une visite visant à renforcer les liens avec Oman, un pays situé juste en face de l'Iran de l'autre côté du détroit d'Ormuz.







