Les faits ont débuté suite à un renseignement anonyme reçu en avril 2026, signalant des activités suspectes liées à des drogues dans le bas de Floirac. Rapidement, les forces de police ont confirmé ces activités, entraînant le lancement d'une enquête approfondie.
Cette enquête a été confiée à la brigade des stupéfiants du Service local de police judiciaire (SLPJ) de la division Centre. Les enquêteurs ont mis en place des surveillances jour et nuit, révélant un véritable flux de clients sur un point de deal géré par plusieurs trafiquants bien organisés. Les transactions se faisaient discrètement sur un parking, comme le souligne un rapport de France 3.
Les opérations techniques ont montré que le trafic était orchestré par un jeune homme de 24 ans sous surveillance électronique, aidé par trois complices, dont un livreur et une nourrice, qui fournissaient de la cocaïne et de la résine de cannabis haut de gamme à la métropole bordelaise, ainsi qu'à d'autres localités des départements voisins.
Près de 40 000 euros saisis
D'après les enquêteurs, la résine se vendait par kilos, avec des livraisons effectuées par convoi, incluant une voiture ouvreuse pour sécuriser les échanges. Les trafiquants se rendaient même jusqu’en Haute-Garonne pour récupérer de la cocaïne de fournisseurs localisés à Toulouse, comme rapporté par Le Monde.
Après avoir établi le rôle de chaque individu au sein du réseau, les autorités ont décidé de passer à l'action le 16 juin dernier, en matinée. Avec le soutien de la Brigade de surveillance et d’interventions, de l’équipe cynophile et de la brigade anticriminalité, elles ont procédé à l'interpellation de l'instigateur présumé et de ses complices, tous domiciliés à Floirac.
Les perquisitions qui ont suivi ont permis de saisir plus de 5 kilos de cocaines, 13 kilos de résine de cannabis filtrée, sur plus de 10 kilos d'herbe, ainsi que près de 40 000 euros en liquide, une compteuse à billets, et une arme automatique de calibre 7,65 mm.
À l'issue de leur garde à vue, les suspects ont été déférés au parquet et placés en détention provisoire au centre pénitentiaire de Gradignan, en attendant le verdict du tribunal correctionnel prévu pour août prochain.







