Ce lundi 22 juin, deux enfants âgés de 2 et 4 ans ont été retrouvés sans vie dans une voiture garée au soleil à Carpentras (Vaucluse). D'après la procureure de la République, la chaleur accablante semble être la cause principale du drame.
Un arrêt cardiaque tragique
Les enfants ont été découverts par leur mère en début d'après-midi. Le véhicule, garé sur le chemin menant à leur maison, était en pleine lumière, comme l’a indiqué le parquet. Malheureusement, les attempts de réanimation par les sapeurs-pompiers, appelés sur les lieux, n'ont pas réussi.
La mère, âgée de 33 ans, a également été prise en charge par les secours.
Des circonstances tragiques
Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire. Des experts de la police technique et scientifique se sont rendus sur place. Les premiers éléments suggèrent que les enfants se seraient enfermés dans le véhicule, alors qu'à cette heure-là, les températures atteignaient 32,7°C à l'ombre, et jusqu'à 39°C en pleine chaleur, ressentis à 42,3°C. La procureure de Carpentras, Hélène Mourges, a précisé à l'AFP : "La canicule est la piste privilégiée".
Les autopsies, qui doivent être effectuées à Nîmes, permettront d'éclaircir les causes de cette tragédie, mais la mère ne pourra pas encore être entendue, son état nécessitant une attention particulière. L'association d'aide aux victimes, Amav, a été sollicitée, conformément au protocole établi.
Un quartier sous le choc
Le choc est palpable dans tout le voisinage. Amandine Mighali, une voisine, a témoigné de sa stupéfaction en voyant les secours affluer. "C'était une famille tellement joyeuse", a-t-elle déclaré à l'AFP. D'autres voisins ont partagé leur peine, rappelant les rires des enfants, désormais éclipsés par cette tragédie.
Une habitante de la ville a confié : "Je n'aurais jamais pensé qu'un tel drame puisse se produire ici, même avec cette chaleur intense". Un autre témoignage souligne la gentillesse de la famille touchée, révélant la rapidité avec laquelle un moment d'inattention peut provoquer un accident tragique.







