Anne Murris a tragiquement perdu sa fille, Camille, âgée de 27 ans, lors de l'attentat du 14 juillet 2016. Depuis cette date marquante, elle s'engage avec passion pour que la mémoire des victimes demeure intacte. Pour commémorer cet événement, elle a mis en place deux expositions cet été, dont l'une a été réalisée en collaboration avec le musée d'histoire de Nice.
Dans la maison située dans les quartiers nord de Nice, le temps semble s'être arrêté. Un tube de mascara, un flacon de parfum abandonnés sur la tablette de la salle de bains, une trousse de toilette sur le lavabo, et une valise non défait sur le lit témoignent d’un quotidien figé. "On nettoie, oui, mais on remet les choses où elles étaient. C’est peut-être ça, un deuil pathologique ?" déclare-t-elle. Le terme "résilience" lui semble inapproprié pour décrire la douleur humaine, qu'elle considère comme une injonction injuste qui pousse les victimes à se relever trop rapidement.
Orthophoniste à la retraite, Anne Murris partage sa peine avec les autres familles touchées par cette tragédie. Elle exprime ses sentiments poignants dans une interview accordée à La Provence, où elle souligne l’importance de préserver les souvenirs et de faire vivre les histoires de ceux qui ont été fauchés trop tôt.
Ses efforts visent non seulement à honorer la mémoire de sa fille mais aussi à sensibiliser le public sur l’impact dévastateur des actes de violence. Par cette démarche, elle espère apporter un peu de lumière et de réconfort à d'autres victimes, tout en rappelant à tous la nécessité de se souvenir et de respecter les pertes humaines causées par de telles tragédies.







