Dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 janvier, un drame s’est déroulé à l’hôpital d’Hyères, dans le Var, lorsque les services d’urgence ont été frappés par un incendie dévastateur. Un homme de 76 ans, hospitalisé dans l'un des box, a perdu la vie dans cet incident tragique. Au total, 32 autres patients ont dû être évacués, faisant craindre le pire si l’intervention rapide du personnel n’avait pas eu lieu.
Les faits se sont produits autour de 4 heures du matin, lorsque des flammes et de la fumée ont été détectées dans le box de soins. Un livreur de sang et des agents de l'hôpital ont agi rapidement pour maîtriser le feu. Patrick, l’un des témoins, a déclaré : "On a de la fumée, des flammes dans le lit, dans la chambre. Heureusement, grâce à l’évacuation rapide, il y aurait pu avoir beaucoup plus de décès." Simon Babre, préfet du Var, souligne que l'enquête déterminera les causes précises de cet incident hébétant.
La cigarette en ligne de mire
Le procureur de la République de Toulon a évoqué la possibilité que l'incendie soit dû à une cigarette. Des éléments compromettants, notamment un paquet de cigarettes et un briquet, ont été découverts près du lit du patient décédé. Il a été rapporté que cet individu avait précédemment été vu fumant en dépit des interdictions en vigueur.
Les urgences étaient particulièrement chargées cette nuit-là, avec 22 patients pris en charge. En conséquence, le service a été temporairement suspendu afin de garantir la sécurité des personnes hospitalisées. Le directeur du centre hospitalier, Yann le Bras, a précisé : "Tous les patients présents aux urgences ont été immédiatement déplacés vers d'autres zones pour assurer leur sécurité." Ceci s’inscrit dans un cadre plus large : en juin dernier, un incendie similaire avait déjà ravagé trois boxes, allumé par un patient souffrant de problèmes psychiatriques.
Ce nouvel incident soulève d'importantes questions sur la sécurité au sein des établissements hospitaliers. Les experts en sécurité incendie soulignent l'importance de mesures préventives strictes, notamment l'interdiction de fumer dans les lieux sensibles comme les hôpitaux. La sécurité des patients doit être primordiale et des systèmes d'évacuation plus efficaces nécessitent une attention urgente. Une analyse par France Info met également en lumière la récurrence de tels événements, pointant du doigt la nécessité d'une formation adéquate du personnel face à des situations similaires.
Malgré ces événements tragiques, le service des urgences d'Hyères devrait reprendre ses activités normales au plus tard le mercredi 7 janvier. Cependant, pour l'heure, seules les urgences gynécologiques, ainsi que les femmes et les enfants victimes de violences, seront admises.







