Une affaire révélatrice de la cruauté envers les animaux a secoué la région de Marseille. En juin 2025, Spike, un border collie, a perdu la vie après avoir été atteint de plus de 200 chevrotines. La propriétaire du chien, une femme jusqu’alors inconnue des services judiciaires pour maltraitance animale, a été accusée d’avoir monté un plan macabre. Selon les investigations de France 3 Provence, elle aurait engagé deux chasseurs pour tirer sur son propre compagnon à quatre pattes.
L’animal a été découvert par une équipe de la SPA de Marseille, qui a témoigné de l’horreur des blessures infligées. Stéphanie Matignon, enquêtrice à la SPA, a déclaré : « Spike était totalement effrayé et gravement blessé. Au début, nous n’avons pas réalisé l’ampleur des blessures. » Identification rapide de la propriétaire grâce à une puce électronique, les coups de feu révélant une mise en scène calculée par celle-ci.
Le procureur de la République avait initialement requis une peine d’un an d’emprisonnement pour la maîtresse, insistant sur la gravité des faits. Yvan Zamboni, responsable de la SPA Marseille, a exprimé sa frustration face à la légèreté de la peine : « Les peines pour ce type de cruauté doivent être exemplaires pour faire passer un message fort. »
Finalement, la justice a condamné la femme à deux mois de prison avec sursis, ainsi qu'à une interdiction définitive de posséder des animaux. Son complice, quant à lui, a reçu une peine de trois mois avec sursis. En sus, ils seront contraints de verser 3 500 euros d’indemnités aux parties civiles, une somme jugée dérisoire au regard de la cruelité des actes. Les défenseurs des animaux appellent déjà à une révision de la législation pour renforcer les peines encourues en cas de maltraitance envers les animaux.







