En janvier 1959, l'abbé Francis Cœuret, un prêtre avec une passion pour le judo, s'est fait connaître à Antibes pour son acte héroïque. Ce curé, originaire de Plouguenast dans le département des Côtes-d'Armor, a été confronté à un fléau : 82 cambriolages se sont déroulés dans son église au cours des deux dernières années. Les malfaiteurs avaient pour cible le tronc où étaient conservées les offrandes des fidèles, montant ainsi un véritable guet-apens.
Conscient de la répétition de ces actes, l'abbé Cœuret, également officier de réserve d'aviation, a décidé de prendre les choses en main. Le jour fatidique, alors qu'il effectuait sa ronde, il repéra un voleur prêt à s'introduire dans son église. Fort de ses compétences de judoka, il n'hésita pas à se confronter à l'individu. "Il ne faut pas hésiter à défendre ce qui est sacré", a-t-il déclaré lors d'un entretien avec Ouest-France.
Le prêtre, utilisant des techniques de judo, parvint à neutraliser le voleur jusqu'à l'arrivée des autorités. Son action a également suscité de nombreuses réactions au sein de sa communauté, où il est perçu non seulement comme un leader spirituel, mais désormais aussi comme un protecteur. "C’était un moment marquant, il a montré qu’on peut allier foi et courage", a commenté un fidèle.
Les actions de cet abbé exemplaire vont au-delà d’un simple fait divers ; elles touchent aux valeurs de communauté et de protection du patrimoine spirituel. Cet événement unique a rappellé l'importance de la prévention des crimes dans les lieux de culte, un sujet toujours d'actualité aujourd'hui.







