Ce lundi matin, une vingtaine de surveillants de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, située dans le Nord-Isère, ont débrayé pendant quelques heures à l'initiative du syndicat UFAP UNSa Justice. Selon Coralie Mary, secrétaire du syndicat, « nous étions environ une vingtaine sur place, jusqu'à 7h30 ». Cette mobilisation fait suite à une série d'agressions alarmantes qui ont frappé plusieurs établissements pénitentiaires en France, incluant une attaque récente sur un agent du centre de détention de Salon de Provence par un détenu à profil psychiatrique connu.
Les surveillants exigent des mesures concrètes pour garantir leur sécurité et celle des détenus. Dans un contexte où les agressions sont de plus en plus fréquentes, les agents interpellent le gouvernement sur l'urgence d'améliorer les conditions de travail au sein des prisons. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a promis des « bombes incapacitantes » pour renforcer la protection des agents pénitentiaires dans l'exercice de leurs fonctions.
Cette situation préoccupe de nombreux acteurs du milieu pénitentiaire. Des experts en criminologie appellent à une réévaluation complète des protocoles de sécurité en milieu carcéral. « Il est impératif que le gouvernement prenne ces préoccupations au sérieux pour protéger non seulement les surveillants, mais aussi les détenus qui risquent de subir des violences collatérales », soutient un spécialiste de la sécurité en milieu carcéral cité par Le Monde.
Alors que les surveillants de Saint-Quentin-Fallavier espèrent attirer l'attention du public et des autorités sur cette problématique, d'autres établissements pénitentiaires rencontrent des défis similaires. Le climat d'insécurité, couplé à un manque de ressources, souligne la nécessité d'un débat national sur la réforme du système pénitentiaire en France.







