L'agression d'un surveillant stagiaire à la prison de Salon-de-Provence a provoqué une forte mobilisation des agents pénitentiaires. Le fait s'est produit le 17 janvier 2026, lorsque l'élève surveillant a été blessé à la gorge par un détenu aux antécédents psychiatriques, suscitant de vives inquiétudes au sein du personnel pénitentiaire.
Émilien Kerleau, surveillant au centre pénitentiaire de Caen-Ifs et délégué régional du syndicat Ufap Unsa Justice, a déclaré : « Ce n'est pas un événement isolé, nous avons récemment observé des agressions similaires contre nos collègues à la prison d'Aix-Luynes, ce qui met en lumière une montée de la violence au sein de nos établissements. »
Les représentants syndicaux soulignent que ces incidents sont symptomatiques d'un environnement de travail de plus en plus dangereux et appellent à une prise de conscience générale pour renforcer les mesures de sécurité. Différentes sources affirment que les agents expriment de plus en plus leurs frustrations par des mouvements de grève, espérant ainsi faire entendre leur voix et obtenir des conditions de travail plus sécurisées.
Face à cette situation, des experts en sécurité pénitentiaire recommandent une réduction du nombre de détenus par unité, ainsi qu'un meilleur suivi médical des détenus présentant des troubles psychiatriques, afin de prévenir de telles agressions à l'avenir. En parallèle, d'autres syndicats de prison, dont le SNPFO, ont également prévu de rejoindre le mouvement de mobilisation, témoignant d'une solidarité croissante parmi les professionnels du secteur.
Cette mobilisation est également un appel à l'action pour les autorités compétentes, qui doivent s'assurer que les membres du personnel pénitentiaire bénéficient des protections adéquates au travail, surtout face à un climat de violence grandissant.







