En décembre 1998, le corps de Paquita Parra, 30 ans, est découvert à Angoulême, dans sa voiture en flammes. Cette tragédie, qui a marqué les esprits, pourrait connaître un nouvel éclairage grâce à l'apparition récente de traces ADN, comme le rapporte France Bleu.
Dans la nuit du 3 au 4 décembre, la gendarmerie répond à un appel signalant un véhicule en feu à Puy-Moyen. En inspectant l'auto, ils découvrent avec horreur le corps de Paquita Parra, une jeune femme employée dans un supermarché local, dont la mort avait été précédée par un acte violent. L'autopsie révèle qu'elle a été tuée avant l'incendie, ce qui plonge sa famille dans un profond désarroi. "J'étais sous le choc," se souvient sa mère dans l'émission Enquêtes criminelles. "L'incompréhension nous a tous gagné," ajoute son frère.
Paquita, la benjamine d'une fratrie de six enfants d'origine espagnole, vivait un calvaire. L'enquête se concentre rapidement sur son ex-petit ami, un artiste-peintre, qui aurait entretenu avec elle une relation abusive. "Elle m'a expliqué qu'il l'agressait régulièrement," témoigne son frère. Ce dernier, Franck, est mis en examen pour homicide volontaire.
Un retournement inattendu
Cependant, Franck bénéficie du soutien de l'association Action Justice, défendant les personnes accusées à tort. Pendant sa détention, des voix s'élèvent, invoquant une possible erreur judiciaire. En 2009, il obtient un non-lieu, laissant la famille Parra dans l'inquiétude et l'incertitude.
Les proches de Paquita continuent de batailler pour que la lumière soit faite sur cette affaire, espérant qu'avec les nouvelles analyses, la justice puisse enfin rendre hommage à leur sœur et fille. La lutte pour la vérité s'intensifie, alimentée par une détermination sans faille.







