Un collégien poignardé à La Rochelle : le suspect derrière les barreaux

Un acte violent au collège Beauregard soulève des questions sur la sécurité.
Un collégien poignardé à La Rochelle : le suspect derrière les barreaux
L'agression s'est produite dans une classe de quatrième, mercredi, au collège Beauregard, à La Rochelle. © Radio France - Gilles Caprais

Le procureur de La Rochelle a annoncé ce vendredi que le jeune adolescent suspecté d'avoir attaqué un camarade de classe avec un couteau, mercredi dernier au collège Beauregard, a été placé en détention provisoire suite à sa garde à vue. Il a été mis en examen pour tentative d'assassinat.
Deux jours après cette agression survenue en cours de physique-chimie, le procureur a précisé que le suspect avait été présenté à un juge d'instruction qui a constaté la préméditation. Arnaud Laraize a souligné que la décision de maintien en détention a été prise par le juge des libertés et de la détention, ajoutant que l'enquête se poursuivait sous l'égide du juge d'instruction.

L'agression a eu lieu mercredi matin dans une classe de quatrième, causant de graves blessures à la victime, bien que ses jours ne soient pas en danger. Les auditions ont révélé que le suspect avait pris un couteau chez lui avec l'intention de poignarder son camarade. “J’ai une affaire à toi dans ma trousse”, aurait-il dit pour attirer la victime avant de la frapper deux fois, à l'abdomen et à l'épaule. C'est l'intervention d'un enseignant qui a mis fin à l’agression. Le suspect a remis l'arme sans résistance et a été pris en charge par l'équipe éducative.

Le profil troublant du suspect

Bien que le suspect ait reconnu son intention de blesser, il a nié vouloir mettre sa victime en danger de mort. Selon ses dires, il aurait été provoqué par des comportements dégradants de la victime envers d'autres élèves, prétendant se voir comme leur protecteur. Cependant, d'autres élèves ont contredit ces accusations de harcèlement, et le procureur a noté que l'établissement n'avait reçu aucune plainte à ce sujet.

En outre, la fouille de son téléphone a révélé qu'il avait consulté des vidéos de violences similaires sur internet motivant ses actes. Il aurait même filmé l’agression, envisageant une diffusion en direct sur les réseaux sociaux. Des sources rapportent qu'il s'adonnait régulièrement à la consommation de contenus liés aux tueries de masse et aux attaques au couteau.

Une déclaration récente du recteur de l'académie de Poitiers a insisté sur le fait que la responsabilité d’un tel drame ne peut être imputée uniquement à l’établissement, attirant l'attention sur l'importance du rôle parental dans la prévention de la violence parmi les jeunes. « Il faut que les parents soient aussi attentifs », a déclaré Frédéric Perissat, soulignant la nécessité d'une vigilance accrue à l'égard du comportement des jeunes.

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