Anne-Cécile Violland, députée Horizons, a suscité une vive controverse en ne se levant pas lors de l'hommage à Quentin Deranque, un militant nationaliste décédé à Lyon suite à une agression. Dans une interview accordée à Franceinfo, elle a tenu à expliquer sa démarche, qui vise à attirer l'attention sur les violences faites aux femmes et aux enfants.
Pour Violland, s'associer à cet hommage aurait été un affront à toutes les victimes de violence. "Je ne peux pas rester silencieuse face à l'indifférence persistante", a-t-elle déclaré. Son refus de participer à l'hommage reflète une volonté profonde de rappeler que chaque vie perdue dans des circonstances violentes mérite une attention égale.
Ce geste soulève des questions sur la manière dont l'Assemblée nationale gère des sujets sensibles. Les derniers événements ont meurtri les discussions sur la sécurité et la protection des plus vulnérables. Violland a affirmé que sa position ne visait pas à dévaloriser la vie de Quentin Deranque, mais plutôt à mettre en lumière une situation alarmante qui trop souvent passe inaperçue.
D'autres voix, comme celles d'organisations de défense des droits des femmes, soutiennent son geste en soulignant que le combat contre toutes les formes de violence doit être une priorité indiscutable. À l'heure où la France continue d'enregistrer un nombre alarmant de violences domestiques, le témoignage de députés comme Violland pourrait encourager un changement de mentalité au plus haut niveau de l'État.
Un hommage qui, loin de rassembler, a révélé des fractures dans la perception des violences en France, et souligne la nécessité d'une réflexion collective sur les valeurs que notre société souhaite promouvoir.







