Ce projet de data center aux Pennes-Mirabeau est au cœur des débats depuis son annonce par l'ancien maire, Michel Amiel, à l'automne 2025. Initié par la société japonaise "Telehouse", il prévoit la construction de huit bâtiments sur une superficie de six hectares, dans la zone d'activités des Sybilles, à la limite de Saint-Victoret.
Dans le sillage de son annonce, un groupe de riverains s'est rapidement rassemblé pour exprimer ses préoccupations, préoccupations principalement axées sur la qualité de vie et l'impact environnemental potentiel de ce développement.
Le nouveau maire, Romain Amaro, élu en mars dernier, critique fortement la précipitation de l'ancienne administration. Selon lui, la signature du permis de construire le 18 février a été faite trop rapidement, qualifiant cela de "regrettable" et de "précipitée". La nouvelle municipalité n’a plus que quelques jours pour explorer les avenues possibles afin d'annuler ce permis, une situation d’urgence qui alimente le débat public.
Lors d'une récente intervention sur ICI Provence, Romain Amaro a souligné les enjeux cruciaux qui entourent ce projet, évoquant l'importance d'une approche équilibrée entre innovation technologique et respect des enjeux environnementaux. Il a reçu le soutien d'experts qui insistent sur la nécessité de consultations publiques avant tout grand projet de cette envergure.
Alors que la question de l'urbanisme durable se pose avec acuité, le contraste entre développement économique et protection des espaces naturels suscite des interrogations parmi les habitants. Ce cas représente un défi significatif pour la nouvelle équipe municipale, qui se trouve désormais à la croisée des chemins entre modernité et préservation.







