La France insoumise (LFI) traverse une tempête politique depuis le décès tragique de Quentin Deranque, un militant identitaire, survenu le 14 février dernier lors d'une conférence animée par l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Cette situation a exacerbé les tensions au sein de l'Assemblée nationale, où des voix s'élèvent pour mettre en cause le climat de violence attribué au discours de LFI.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a exprimé ses inquiétudes, rétorquant que « la rhétorique de la confrontation ne peut ignorer les conséquences sur la société ». En réponse, la députée insoumise Alma Dufour a déclaré sur Franceinfo qu'« aucune méthode violente ne sera jamais tolérée par notre mouvement ».
Repercussions internes à LFI
- Raphaël Arnault demande la suspension de son collaborateur. Jacques-Elie Favrot, un assistant parlementaire, a été placé en garde à vue et a cessé toutes ses activités parlementaires. Raphaël Arnault a annoncé avoir initié les démarches pour mettre fin à son contrat.
- Neuf interpellations liées à l’affaire Quentin Deranque. Parmi les neuf personnes arrêtées, six sont soupçonnées d’avoir participé à l’agression qui a coûté la vie à Deranque. Le parquet de Lyon indique que Jacques-Elie Favrot fait partie des interpellés.
Hommage à l'Assemblée nationale
- Une minute de silence a été observée. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a pris la parole pour rendre hommage à Quentin Deranque, soulignant que « personne ne devrait mourir pour ses idées ». La minute de silence a été respectée par l’ensemble des députés, reflétant un moment de solidarité.
Alors que la France insoumise cherche à se distancier des accusations de violence, les interrogations sur la radicalisation du discours politique se multiplient, témoignant d’une époque où les passions sont exacerbées. Les débats se poursuivent, et les répercussions de cet événement tragique pourraient influencer le paysage politique dans les mois à venir.







