Mercredi 18 février 2026, la ville de Nantes a été le théâtre d'une série de manifestations. En marge de ces événements, plusieurs interpellations ont eu lieu autour du pont Saint-Mihel. Ce vendredi matin, la majorité des gardes à vue ont été levées, apportant un peu de répit après des heures de tension.
Un arrêté préfectoral avait été émis afin de renforcer la sécurité, et un important dispositif policier a été déployé à Saint-Mihel. Cette action a été motivée par une contre-manifestation non déclarée, visant à s'opposer à l'hommage programmé pour Quentin Deranque, militant nationaliste tué le 14 février dernier à Lyon, après un lynchage. Cet hommage se tenait sur le parvis de la basilique Saint-Donatien, à 20h30.
Un homme plaidera coupable
Alors que la plupart des gardes à vue ont été levées, seules deux personnes sont encore retenues au commissariat central, ayant refusé de se soumettre aux prélèvements d'empreintes. Parmi les 12 interpellés, sept procédures ont été classées sans suite, tandis que quatre individus ont fait l'objet de compositions pénales. Notamment, un homme a décidé de plaider coupable pour des accusations de port d'arme et de participation à une manifestation avec le visage couvert, dans le cadre d'une procédure accélérée.
Ce climat de tension n'est pas nouveau pour Nantes, souvent le théâtre de manifestations qui révèlent des fractures profondes dans la société. Des experts, notamment le sociologue Jean-Claude Kaufmann, estiment que ces événements montrent la nécessité d’un dialogue constructif entre les différentes forces en présence pour éviter une escalade des violences. "Il est urgent de créer des espaces de discussion" souligne-t-il, rappelant que seule la médiation pourra permettre d'apaiser les tensions actuelles.







