Dans une déclaration marquante, l'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve a suggéré, le 23 février, qu'il est nécessaire de "rompre définitivement" avec La France Insoumise (LFI). Sur BFMTV, Cazeneuve a exprimé son opinion sur l'influence de LFI, critiquant la "pente antisémite" et la "violence extrême" qui selon lui caractérisent le parti de Jean-Luc Mélenchon.
Il a précisé que le véritable adversaire à combattre est le Rassemblement National, qu'il considère en position de se saisir du pouvoir. "On ne redressera pas le pays en s'alliant avec LFI," a lancé Cazeneuve, soulignant que les comportements de LFI contribuent à renforcer le vote pour le RN. "Tout dans la stratégie de LFI est destiné à provoquer une confrontation avec le RN," a-t-il ajouté, faisant référence aux réflexions antérieures de Mélenchon.
De son côté, le socialiste Jérôme Guedj, candidat à la présidentielle de 2027, a également exprimé son désaccord avec LFI. Il a dénoncé la "responsabilité morale" du mouvement après le meurtre tragique de Quentin Deranque, appelant à ne plus jamais s'allier avec eux. Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, a indiqué que seules des exceptions pourraient justifier un rapprochement avec LFI lors des secondes tours des municipales, en cas de menace politique directe.
Malgré ces tensions, LFI a déclaré rester ouverte à des accords avec la gauche pour les municipales, prouvant ainsi que le dialogue demeure, bien que sous tension, au sein de la gauche française.







