Le 22 février, une femme de 77 ans a été placée en détention dans un établissement psychiatrique après avoir reconnu avoir tué son époux âgé de 88 ans, atteint de la maladie d'Alzheimer, dans leur domicile près de Besançon. Cette tragédie a été rapportée par le parquet dans une déclaration officielle.
La vice-procureure Christine de Curraize a spécifié lors d'une conférence de presse que l'accusée a été mise en examen pour "homicide sur conjoint". Son état mental a conduit à son transfert en milieu psychiatrique pour une évaluation plus approfondie.
Le couple, qui vivait à Grandfontaine, avait une vie commune de plusieurs décennies. L'accusée a expliqué aux enquêteurs qu'elle s'était sentie accablée par le fardeau de la responsabilité de la prise en charge de son mari, ce qui l'a conduit à commettre l'irréparable. Selon Christine de Curraize, "elle a agi sur un coup de tête lié à sa fatigue".
"Elle a expliqué qu'elle s'était réveillée la nuit et s'était emparée d'un marteau, portant de multiples coups sur le crâne de son mari alors qu'il dormait", a détaillé la magistrate.
Restant au fait de l'évolution de son état, la femme a déclaré avoir souhaité se donner la mort après avoir réalisé la gravité de son acte. Des proches de la victime ont déclaré à Franceinfo qu'ils n'avaient pas réalisé l'ampleur de la souffrance de la septuagénaire, qui avait de plus récemment appris que son mari devrait être placé en Ehpad, situation qu'elle redoutait.
Les voisins, alertés par des cris, ont retrouvé le mari inanimé et la femme dans un état préoccupant à l'intérieur de leur maison. "L'intensité de sa fatigue et son état d'esprit s'étaient détériorés, mais elle semblait rester forte pour son mari et sa famille", a ajouté un voisin.
Ce drame soulève des questions cruciales sur le soutien aux aidants familiaux, souvent confrontés à des pressions mentales et émotionnelles intenses. Les experts estiment qu'il est impératif de mieux encadrer et accompagner ces personnes, afin de prévenir des actes tragiques comme celui-ci. La nécessité d'un soutien psychologique pour les aidants est plus urgente que jamais, comme le souligne l'association France Alzheimer.







