À l’approche de la publication de son livre intitulé "En homme libre" (L'Observatoire), Gabriel Attal affirme, dans un échange avec l’hebdomadaire Le Point, qu'il a acquis les compétences nécessaires au cours de ses précédents mandats pour diriger la France. Gabriel Attal déclare : "Je pense savoir comment il faut présider la France".
Il explique que l'exercice du pouvoir l'a transformé et qu'il souhaite désormais "parler au cœur des Français". "Avec ce livre, j'affirme mes convictions et propose un projet, afin de convaincre le pays. C'est une étape avant d'aller plus loin", indique-t-il.
Rafaël Tordjman, politologue à Sciences Po, souligne l'importance de l'expérience pour un candidat potentiel à la présidence. "L'expérience gouvernementale apporte des leçons précieuses, mais la perception du public est tout aussi cruciale", note-t-il.
Défis et critiques
Attal tire des leçons de son temps au pouvoir, notamment sur les entraves auxquelles fait face le dirigeant, en particulier au niveau des finances publiques. Il évoque aussi un constat inquiétant : "Notre démocratie s'est transformée en vétocratie", où un système de veto peut bloquer des décisions essentielles. Selon lui, cela complique la gestion efficace des affaires publiques.
"Il est impératif de changer radicalement notre façon d'exercer le pouvoir. C’est l'une des grandes promesses non tenues des dernières années", ajoute Gabriel Attal.
Il critique vivement l'utilisation politique du concept de "Nouvelle France" par Jean-Luc Mélenchon, arguant que cela sert à alimenter la rhétorique du Rassemblement National sur le grand remplacement. Il déclare : "Cette situation génère une polarisation qui entrave la recherche de solutions constructives".
Attal appelle à briser ce cycle. "Nous devons construire un projet d'espoir qui souligne que l’ascension sociale est accessible à tous, indépendamment de leur origine", affirme-t-il.
Dans la perspective de la campagne électorale, il insiste sur la nécessité d'un véritable rassemblement : "L'absence de campagne en 2022 a montré ses limites. Il est crucial d’instaurer un vrai dialogue toute l’année 2026, avant d’aboutir à un rassemblement efficace", conclut-il.
De son côté, Édouard Philippe, ancien Premier ministre et président d'Horizons, a déjà déclaré sa candidature pour 2024, se positionnant en tête des sondages derrière le Rassemblement National, établissant ainsi une concurrence sérieuse dans l'échiquier politique.







