Le 10 avril dernier, l'hebdomadaire italien de gauche, L'Espresso, a consacré son édition à ce qu'il considère comme les violations des droits des Palestiniens par le gouvernement israélien, accompagnée d'une une particulièrement percutante. Une décision qui n'est pas passée inaperçue et qui a immédiatement provoqué la colère de l'ambassade israélienne, lançant ainsi un débat houleux.

Sur la couverture, on y voit un homme, probablement un soldat israélien, affichant un sourire équivoque, en interaction avec une femme perçue comme palestinienne. Le commentaire qui accompagne cette image fait état d'un "Abus" que le magazine attribue à l'armée israélienne. En bas de la couverture, il est mentionné : "L'annexion de la Cisjordanie, les soldats complices des colons, Gaza détruite. La droite sioniste façonne le Grand Israël". Ce message résonne fortement, mais c'est surtout l'image qui a déclenché une onde de choc diplomatique.

Suite à la publication, Jonathan Peled, l'ambassadeur israélien en Italie, a exprimé son indignation sur X, qualifiant l'image de manipulatrice. "Nous condamnons fermement cette couverture. Elle déforme la réalité complexe d'Israël et promeut des stéréotypes", a-t-il écrit, soulignant que le journalisme devait respecter des normes d'impartialité.

Cette prise de position a aussi été relayée par plusieurs médias israéliens, amplifiant ainsi la controverse. Le journal Il Giornale, par exemple, a exprimé son soutien à l'ambassadeur en dénonçant l'image comme manipulatrice, suggérant qu'elle présente Israël comme le mal incarné.

Parallèlement, des interrogations ont émergé concernant l'authenticité de la photo. Open a évoqué une « instance d'IApochondrie », désignant le phénomène de remise en question systématique des contenus médiatiques. En réponse, le photographe a partagé une vidéo illustrant la scène originale sur Instagram, détaillant la situation : un groupe de colons israéliens, apparemment armés, stigmatisant les Palestiniens lors de la récolte des olives.

Face au tumulte, l'ambassade de Palestine en Italie a également pris position. Ils ont retrouvé la femme présente sur la photo, qui a décrit les « menaces » et le « harcèlement » auxquels elle et les autres membres de sa communauté sont confrontés, soutenant ainsi la narration de « L'Espresso » initialement critiquée.