Incarcéré depuis le 7 janvier au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, Gaël Perdriau, l'ancien maire de Saint-Étienne, pourrait prochainement retrouver la liberté. Une audience décisive est programmée à Lyon le 4 mars 2026, où ses avocats présenteront une demande de remise en liberté.
Dès son incarcération, les avocats de Perdriau ont agi rapidement en soumettant une demande de remise en liberté. Cette demande sera examinée par la 7ème chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon. Si la cour accorde sa libération, il pourrait être libéré le même jour, éventuellement sous le contrôle d'un bracelet électronique, en attendant son procès en appel qui se tiendra du 8 au 12 juin.
Gaël Perdriau a été condamné pour son rôle dans une affaire de chantage intimement liée à son ancien adjoint, Gilles Artigues. Le tribunal correctionnel de Lyon l’a condamné le 1er décembre 2025 à une peine de 5 ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis, ainsi qu’à une inéligibilité de 5 ans, avec exécution provisoire. Cette affaire, perçue par certains comme un événement marquant de la vie politique locale, soulève de vives réactions. Les conséquences de cette décision judiciaire continuent de défrayer la chronique.
Les experts politiques, comme le professeur de droit public Michel Pinot, soulignent que cette audience pourrait ouvrir la voie à des bouleversements dans le paysage politique stéphanois. "L'issue de cette procédure pourrait perturber les campagnes électorales à venir et changer la dynamique des alliances", affirme-t-il.
Alors que le 4 mars approche, le regard des médias et du public se tourne vers Lyon. Les attentes sont palpables, et il reste à voir si l'ancien maire obtiendra sa liberté ou s'il devra continuer à purger sa peine.







