Coup de filet magistral pour les forces de l'ordre : la France, l'Italie et la Suisse unissent leurs forces pour mettre fin à un réseau international de trafic de cocaïne et de blanchiment d'argent. Cette opération, conduite par la section de recherche de Marseille, a permis l'interpellation de quatre suspects en France, soutenus par soixante gendarmes, ainsi que des unités spécialisées dans la cybercriminalité et des membres du GIGN.
Les forces de l'ordre ont saisi plusieurs véhicules de luxe, des biens immobiliers d'une valeur de 5 millions d'euros, et des fonds suspectés de provenir d'activités criminelles, notamment 60 000 euros en cryptomonnaie et 26 000 euros en liquide.
Collaboration internationale et origine des investigations
Ce coup de filet découle d'une enquête initiée en janvier 2023, suite à des renseignements fournis par les autorités suisses. Un individu de nationalité italienne était au cœur des soupçons pour son implication dans des opérations de blanchiment d'argent à grande échelle, en lien avec des mafias italiennes, telles que la Camorra et la Ndrangheta, comme l'indique un communiqué du parquet de Marseille. Une coopération renforcée s'est alors mise en place entre les services de police des trois pays, appuyée par Europol et Eurojust.
Les investigations françaises, dirigées par la JIRS de Marseille, collaborent étroitement avec le parquet antimafia de Naples et les autorités belges. La portée internationale de cette enquête est sans précédent et témoigne de l'essor des mafias italiennes dans le trafic de drogue.
Un réseau sophistiqué d'importation
Les enquêteurs ont ainsi mis à jour une organisation criminelle extrêmement bien rodée, spécialisée dans l'importation de cocaïne d'Amérique du Sud, dissimulée au sein de véhicules de luxe via des caches astucieusement aménagées. Le blanchiment des fonds est orchestré à travers des sociétés-écrans et des investissements immobiliers, camouflant ainsi l'origine des capitaux incriminés.
Un élément clé de l'enquête a été la saisie de cocaïne au port d'Anvers, en Belgique, en novembre 2025, reliant ainsi plusieurs suspects originaires d'Italie et du Monténégro. Des biens immobiliers localisés dans les Alpes-Maritimes sont également devenus des points d'intérêt, désignant un réseau d'affaires au sein des sociétés françaises, italiennes et monténégrines. De plus, trois autres individus ont été interpellés en Italie, en vertu de mandats d'arrêt européens émis par la France.







