Ce dimanche, plus de 200 personnes se sont rassemblées dans un hangar prêté par la mairie de Seine-Saint-Denis pour soutenir la famille de Madoua, un garçon de 4 ans disparu près des bords de la Marne. Cette réunion a permis d'organiser de nouvelles recherches après la disparition de l'enfant, survenue le 25 février alors qu'il jouait avec sa maman.
Le skatepark de Neuilly-Plaisance a ainsi accueilli cet élan de solidarité, où les résidents et voisins se sont mobilisés pour retrouver cet enfant atteint d'un trouble du spectre autistique. Rami, un des organisateurs, a souligné les défis de l'organisation : « Nous avons installé notre QG sous la gare, mais il devenait difficile de rester dehors. »
« Nous avons rencontré le maire pour obtenir un local chaud, » ajoute Soraya, une amie de la famille. La municipalité a non seulement proposé un local, mais a également fourni de l'eau et des gâteaux pour réconforter les participants, qui seront accueillis 24 heures sur 24 jusqu'à nouvel ordre.
Romane, une mère de 31 ans, a partagé son sentiment d'empathie : « Cela aurait pu être mon fils. Je ne connais pas cette famille, mais je me sens concernée. Je colle des flyers partout depuis sa disparition. »
« Pourquoi n’y a-t-il pas d’alerte enlèvement ? »
Lors de la réunion, des questions sur l’organisation des recherches sont rapidement apparues. « Comment peut-on s’organiser pour savoir où il a été vu pour la dernière fois ? », a demandé une participante, soucieuse de coordonner les efforts. L’organisateur a rappelé que le collectif revisite constamment les zones à rechercher pour éviter la redondance et respecter les meilleures pratiques.
« Pourquoi n’y a-t-il pas d’alerte enlèvement ? » interroge une femme. Un membre du collectif a expliqué que cela échappe à leur contrôle, regrettant l'absence de couverture médiatique plus poussée autour de la disparition de Madoua.
Des enregistrements vidéo de la ville montrent Madoua courant près de la Marne à un moment où il avait échappé à la vigilance de sa maman. Des craintes subsistent sur la possibilité qu'il soit tombé dans le fleuve, dont le niveau est actuellement élevé.
La chasse aux « fake news »
Le maire de Neuilly-Plaisance, Christian Demuynck (LR), a rapporté à Le Parisien que la police a déployé 100 agents pour assister dans la recherche du garçon, notant bien que les pistes restent ouvertes malgré l'absence de résultats concluants jusqu'à présent.
Ce rendez-vous a aussi eu pour objectif de sensibiliser les participants sur l'importance de ne pas relayer des informations erronées sur les réseaux sociaux, facteur aggravant pour la famille déjà éprouvée. « Sur Internet, il est écrit n’importe quoi, » s'indigne une résidente. Le maire a, quant à lui, insisté sur le besoin de soutien pour la famille dans cette épreuve. La municipalité a par ailleurs rappelé sur son site : « Si vous apercevez le petit Madoua, veuillez alerter immédiatement la police nationale au 17. »







