À la suite d'une action de blocage au port de Dunkerque le lundi 2 mars, quatre militants de Greenpeace ont été placés en garde à vue. Ils ont été libérés le soir même, mais devront comparaître devant le tribunal le 5 octobre prochain.
Cette intervention, durant plus de cinq heures, a vu une vingtaine d'activistes de Greenpeace bloquer un cargo russe, soupçonné de transporter de l'uranium. Parmi les douze personnes arrêtées, quatre auront donc à répondre de leurs actes devant la justice.
Dénonciation des contrats entre la France et la Russie
Le groupe, composé de trois femmes et d'un homme, de nationalités allemande, autrichienne et néerlandaise, est accusé d'entrave à la liberté de travail et d'intrusion non autorisée dans une zone portuaire restreinte. Ils s'étaient enchaînés aux portes d'accès de l’écluse Charles de Gaulle pour bloquer le déchargement du cargo Mikhail Dudin.
Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, Greenpeace n'a cessé d'alerter sur la poursuite des relations commerciales entre l'industrie nucléaire française et la Russie, à travers le géant public Rosatom. « On ne peut pas soutenir l'Ukraine tout en finançant la machine de guerre de Vladimir Poutine », a déclaré Roger Spautz, responsable de la campagne nucléaire chez Greenpeace France, lors d'une interview accordée à ICI Nord.
Cette situation soulève une question cruciale sur l'éthique des relations économiques de la France avec des pays sous sanction, et les implications pour la sécurité mondiale et les engagements environnementaux.







