La Poste suisse fait face à un véritable tollé suite à sa décision d'honorer le sculpteur Alberto Giacometti, à l'occasion des 125 ans de sa naissance, en lançant un timbre représentant son œuvre emblématique "L’Homme qui marche". Ce choix s'avère controversé car l'artiste allemande chargée de créer ce timbre, récemment condamnée pour escroquerie, soulève des interrogations.
Selon Blick, la créatrice a été reconnue coupable par le Tribunal fédéral pour des délits financiers commis entre 2018 et 2020, avec une sentence de deux ans de prison, dont un an ferme. En plus de cette peine, elle a reçu une interdiction de territoire de cinq ans en raison de ses actes, qui incluent le détournement de fonds appartenant à un membre de la famille royale de Bahreïn.
Des dépenses extravagantes avec l'argent de sa victime
L'artiste avait rapporté avoir établi une relation d'affaires avec le membre de la royauté lors du Forum économique mondial en 2016. De manière alarmante, elle a profité de la carte de crédit de ce dernier pour payer des dépenses personnelles, s'élevant à un montant astronomique de 770.000 euros à travers 1.600 transactions. Les achats comprenaient des vêtements, de l'alcool, des voyages, et même des meubles.
Après que la famille royale ait déposé plainte, l'artiste a admis ses dépenses tout en prétextant qu'il s'agissait de son "droit à une vie de luxe". Face à ces révélations, la Poste a exprimé son étonnement, affirmant qu'elle n'était pas au courant des antécédents criminels de l'artiste et qu'aucun contrat ne liait l’entreprise à celle-ci.
Cette situation a suscité de vives critiques, tant auprès du public que des professionnels du secteur, qui soulignent l'importance de la vigilance lors de la sélection des artistes pour des projets d'une telle envergure.







