L’Office français de la biodiversité a ouvert dix procédures judiciaires en 2025 pour lutte contre la pêche illégale d’anguilles. Une espèce en danger qui subit régulièrement des actes de braconnage.
Le 8 avril 2025, Simon Fetet, préfet des Deux-Sèvres, a annoncé un vaste plan de contrôle des activités de pêche, en collaboration avec la procureure de la République de Niort, Sophie Lacote. « Les inspecteurs de l’Office français de la biodiversité (OFB) ont mené de nombreuses opérations pour contrer la pêche illégale de l’anguille européenne », a déclaré la préfecture dans un communiqué.
L’anguille, emblématique du Marais poitevin, est actuellement en danger d’extinction. Fin 2025, des membres de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et de la Fédération de pêche des Deux-Sèvres ont exprimé leur besoin de moratoire afin d’interdire immédiatement toutes les pêches d’anguilles, y compris celles exercées par des professionnels.
Plus de cinquante dispositifs de pêche saisis et détruits
La régulation de la pêche à l’anguille est rigoureuse, car cette activité illégale engendre d’importants profits pour certains braconniers qui exportent leur prise sur le marché noir, notamment vers l’Asie. Ainsi, la police de l’environnement intensifie ses efforts de lutte. « Ces opérations de surveillance ont été menées sur les cours d’eau et dans les zones humides, au Marais poitevin, de jour comme de nuit », a précisé la préfecture. Des gardes-pêches ainsi que des gendarmes ont été mobilisés pour renforcer ces contrôles.
Les résultats de ces initiatives sont probants, la préfecture signalant qu’en 2025, « dix procédures judiciaires ont été mises en œuvre par l’OFB » et « plus de cinquante engins de pêche prohibés ont été saisis et détruits ». La pêche avec des matériels interdits ou à des périodes non autorisées peut entraîner une peine allant jusqu'à six mois d'emprisonnement et une amende de 50.000 €. Les pêcheurs qui négligent de déclarer leurs prises s'exposent à une sanction de 1.500 €.
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