Les faits ont eu lieu à plusieurs reprises : le 28 octobre 2024 à Venelles, le 28 février 2025 à Marseille et le 19 juin 2025 à Éguilles. Devant le tribunal correctionnel d’Aix, un couple d'étudiants, issu d'un cadre familial aisé, se présente comme à la fois prévenu et victime dans une affaire de violences mutuelles.
La jeune femme, actuellement étudiante en droit à Aix, et son partenaire, qui a laissé son BTS de conception 3D de côté pour des boulots temporaires, s’affrontent sur le banc des accusés. Âgés de 19 et 20 ans, placés dans une situation délicate, leur relation semble avoir basculé dans un cycle de disputes violentes. Lors d’un incident en juin, le jeune homme a contacté le Codis, affirmant avoir blessé sa compagne, provoquant l'intervention des pompiers qui ont alerté les gendarmes.
Trop d’embrouilles dans une relation toxique
À l'arrivée des forces de l'ordre, les deux protagonistes se sont retrouvés en porte-voix de leurs propres conflits. La jeune femme a refusé de porter plainte, évoquant un accident domestique et déclarant : "Je me suis cassé le nez contre un meuble". Dans cet enchevêtrement de déclarations, le jeune homme a ajouté : "Elle me levait la main dessus, on se disputait, j’ai pas envie… Je n’ai rien fait". Les autres incidents, qualifiés de "trop d’embrouilles", confirment une relation marquée par des moments difficiles mais aussi par de bons souvenirs.
Malgré la complicité perçue, la violence était palpable, illustrée par une gifle ayant occasionné une blessure au tympan de la jeune fille, tandis qu’il se retrouvait lui-même avec des écorchures. Selon des spécialistes de la santé mentale, des violences dans les relations jeunes peuvent souvent découler d'une dynamique de pouvoir et de déséquilibre émotionnel, ce qui nécessite une attention particulière.
"Les jeunes couples doivent être sensibilisés aux dangers d'un comportement violent, même sous couvert d'amour", a déclaré un psychologue local, mettant en lumière l'importance de la communication saine dans les relations.







