Le soleil brillait sur Boulazac-Isle-Manoire, mais les nuages de la campagne électorale planaient lors du Conseil municipal d’installation de ce samedi 21 mars.
Fanny Castaignede, réélue avec 52,88% des voix, a affronté son rival socialiste, Jérémy Pierre-Nadal, qui n’a pas pu cacher son amertume après avoir récolté 47,12%. Ce climat électrique a été palpable pendant toute la session, marquée par des échanges tendus malgré des paroles courtoises.
Le pot républicain organisé après le vote n’a pas attiré l’équipe de Pierre-Nadal, qui reste sous le choc de la défaite. Le doyen Jean-François Pinson a ouvert le bal en évoquant les accusations portées contre Castaignede, au grand dam de l'opposition, toujours en quête de reconnaissance et d'égalité.
En pleine séance, Jérémy Pierre-Nadal a souligné les pressions et les affrontements « diffamatoires » vécus par son équipe, espérant construire une opposition plus respectée et moins reléguée dans un bureau « sous l’escalier ». Castaignede, répliquant vivement, a reproché à Pierre-Nadal d'user de méthodes indignes, affirmant que son équipe continuerait à travailler dans la transparence.
Le cœur du Conseil a néanmoins battu pour les affaires courantes : Castaignede a présenté ses adjoints élus, chacun en charge de différentes délégations, allant des finances à la santé ou à la culture. Parmi eux, Corine Spychala prendra en charge les ressources humaines, tandis que Jean-François Pinson s’occupera des finances.
Malgré cette configuration, les tensions sont loin d’être apaisées à Boulazac. « Nous ferons avec nos moyens », a affirmé Castaignede, mais certains conseillers de l’opposition se demandent si un dialogue fructueux est possible pour les années à venir. La ville semble se préparer à une gestion où les rivalités pourraient encore marquer la scène politique locale.







