Le 21 mars, des frappes ciblant le site nucléaire de Natanz en Iran ont été revendiquées par les forces américaines. Ce jour-là, l'Iran a riposté en attaquant la ville de Dimona, située au sud d'Israël, où se trouve une installation nucléaire à des fins de recherche.
Un missile iranien a réussi à percer la défense israélienne et a atteint Dimona, soulevant des questions sur l'évolution du conflit. Est-ce une réaction directe à l'attaque de Natanz, stratégiquement vital pour Téhéran, où se trouvent de nombreuses centrifugeuses pour l'enrichissement de l'uranium ? La situation est alarmante, selon l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, qui a confirmé l'attaque.
Les États-Unis semblent de plus en plus préoccupés par le stock présumé de 450 kilos d'uranium enrichi que l'Iran aurait dissimulé. Emmanuelle Galichet, spécialiste en technologie nucléaire au CNAM, souligne : "Personne ne sait exactement où ce stock se trouve. Des informations suggèrent qu'il pourrait être dispersé dans plusieurs sites, possiblement sous Natanz."
Les Américains sont-ils à la recherche du stock d'uranium iranien ?
Le site d'Ispahan, lui, reste intact malgré les violences. Alors que des médias américains évoquent une opération potentielle de récupération du stock d'uranium, cette opération se révèle complexe. Le général Jean-Claude Allard, chercheur à l'IRIS, évoque les difficultés logistiques qui se posent : "Il faudrait mobiliser suffisamment de troupes pour sécuriser une zone, ce qui est extrêmement compliqué pendant les hostilités." D'autre part, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) appelle à une retenue militaire pour prévenir tout accident nucléaire dans cette escalade.







