Sa cavale a pris fin le jour de son anniversaire : Ilyas Kherbouch, surnommé « Ganito », a été arrêté le 20 mars 2026 à Canet-en-Roussillon, après avoir fait un audacieux coup de théâtre en s'évadant de la prison de Villepinte.
Le 7 mars dernier, Kherbouch avait réussi à s'échapper grâce à des complices se faisant passer pour des policiers, une manœuvre ayant suscité l'indignation. Il a été arrêté par les forces de gendarmerie des Pyrénées-Orientales, ainsi que par la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF). Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a salué leur intervention rapide sur les réseaux sociaux.
Agé de 21 ans à son interpellation, Kherbouch avait déjà un long passé judiciaire. Il était sous le coup de plusieurs accusations, dont celle d'avoir orchestré un cambriolage violant au domicile du gardien du PSG, Gianluigi Donnarumma. Des sources judiciaires, citées par France Info, indiquent qu’il est également mêlé à d’autres affaires sensibles.
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Son évasion s'est manifestement faite sans violence, exploitant une faille dans le dispositif de sécurité. Deux individus s'étaient présentés à la prison en prétendant être des agents de police venus chercher Kherbouch pour une garde à vue. Le personnel pénitentiaire n'a constaté son absence que 48 heures plus tard, provoquant une onde de choc au sein de l’administration.
Son avocate, May Sarah Vogelhut, a exprimé sa compréhension envers le besoin de liberté de son client, soulignant qu'il n'avait jamais réellement goûté à une vie normale. « Il n'a été libre qu'un mois et demi depuis 14 ans », a-t-elle précisé.
Les proches de Kherbouch le décrivent comme ayant une impulsivité marquée, et il semblerait que son escapade ait été motivée par un désir de notoriété. « Avec cette évasion, il a voulu marquer l'histoire », explique une connaissance, rapportée par l'AFP.
Depuis l'ouverture d'une enquête judiciaire, d'autres complices ont été interpellés, témoignant des ramifications de son évasion. Des éléments matériels, incluant des faux documents et un dispositif de déguisement, ont été retrouvés dans un véhicule intercepté par la BAC. Ces découvertes renforcent l'idée d'une organisation réfléchie derrière cette évasion audacieuse.
Les enquêtes continuent pour éclaircir tous les aspects de cette affaire, soulevant des questions sur la sécurité et l’adéquation des mesures pénitentiaires. Selon des experts en criminologie, il s'agit d'un rappel choquant de la vulnérabilité du système pénitentiaire français et des défis permanents auxquels il fait face.







