Un ancien allié du Kremlin, Ilya Remeslo, a été placé en hôpital psychiatrique à Saint-Pétersbourg, seulement deux jours après avoir exprimé sa désapprobation envers Vladimir Poutine. Ancien membre de la Chambre publique, cet avocat a également pointé du doigt l'impasse actuelle de la guerre en Ukraine.
À 42 ans, Ilya Remeslo, ancien supporter acharné de Poutine, a fait sensation lorsqu'il a publié sur sa chaîne Telegram, qui compte 90 000 abonnés, un post titré "Cinq raisons pour lesquelles je ne soutiens plus Vladimir Poutine".
Comme l'indique The Guardian, Remeslo y décrit la guerre en Ukraine comme une "impasse totale". "Cet homme a tout détruit sur son passage. Le pays est littéralement en train de s'effondrer", déclare-t-il, appelant ouvertement le président à démissionner.
Initialement, certains ont pensé que son compte avait été piraté, mais Remeslo a rapidement posté une vidéo confirmant ses déclarations, se disant prêt à affronter d'éventuelles poursuites judiciaires.
A well-known russian propagandist Ilya Remeslo, who recently took an unexpected stand against Putin, has been hospitalized at Psychiatric Hospital in Saint Petersburg.
— Roman Sheremeta 🌏 (@rshereme) March 20, 2026
Some russians believe that Remeslo entered the facility in an attempt to avoid criminal prosecution for high… pic.twitter.com/siamD7NPAv
"Rien ne s'arrêtera"
Le lendemain de sa critique, le journal indépendant russe Novaya Gazeta a confirmé que Remeslo avait été interné en traitement psychiatrique, une information corroborée par l'établissement qui a notifié sa famille.
Il a déclaré : "Poutine n'est plus l'un des nôtres. Ses intérêts sont totalement étrangers à la Russie et à moi-même. J'en suis venu à la conclusion qu'il est à la fois possible et nécessaire de le critiquer, sinon rien ne s'arrêtera et rien de bon n'en sortira", rapportent nos confrères internationaux.
Auparavant, Remeslo, qui a longtemps été considéré comme l'un des piliers de la propagande pro-Poutine, a joué un rôle actif dans la déstabilisation de l'opposition, notamment en témoignant contre Alexeï Navalny devant les tribunaux du pays. En 2014, il avait justifié l'annexion de la Crimée en l'exprimant comme une démarche "pacifique" pour "unifier les terres russes", comme il l'explique dans son manifeste.







