Le géant américain du pneumatique Goodyear a récemment annoncé une restructuration de ses activités dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), entraînant la suppression nette de près de 400 postes. Cette décision a été publiée le 20 mars dans un document adressé à la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis.
Dans un communiqué, Goodyear a précisé qu'il souhaite mettre en place « un plan de rationalisation » visant à « améliorer sa structure de coûts ». L'objectif est d'« optimiser ses ventes, son modèle de distribution et ses processus ». Ainsi, bien que la société prévoie la suppression d'environ 600 postes dans plusieurs pays non spécifiés, elle prévoit également de créer environ 200 nouveaux postes pour soutenir ses opérations, conduisant à une réduction nette de 400 emplois d'ici 2028.
Un impact financier et social important
Les conséquences de cette réorganisation sont significatives. Selon le document déposé, Goodyear s'attend à une charge totale avant impôts allant de 100 à 110 millions de dollars, répartie sur plusieurs années : 25 millions en 2026, 50 millions en 2027, et le reste en 2028 et 2029. En contrepartie, ces ajustements devraient permettre d'améliorer le bénéfice opérationnel de 35 à 40 millions de dollars en 2028, avec des projections d'environ 50 millions par an par la suite, comme l’a rapporté La Tribune.
En 2025, Goodyear a enregistré un chiffre d'affaires de 18,28 milliards de dollars, en légère baisse par rapport à l'année précédente, avec une perte nette de 1,71 milliard de dollars, contrastant avec un bénéfice de 46 millions en 2024. Fin 2025, le groupe comptait 63 000 employés mondialement et exploitait 49 sites de production dans 19 pays.
Pour la région EMEA, Goodyear a rapporté un chiffre d'affaires de 5,55 milliards de dollars en 2025, en hausse par rapport à 5,42 milliards en 2024. Cette région couvre plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne et la Turquie, selon les informations disponibles sur le site officiel de Goodyear.







